dimanche 26 janvier 2014

Stechcrawl #42 Clermont-Ferrand

Une quinzaine de gribouilleurs Auvergnats pour ce 42e sketchcrawl international et 3e à Clermont.
Belle perf' compte tenu du froid.
Remarque qu'on ne s'est pas caillés, puisqu'on s'est rabattus à l'intérieur du musée d'histoire naturelle Henri Lecoq.

Approximatively fifteen sketchers for this 42th www sketchcrawl, and only the third one here in Clermont-Ferrand.A nice performance with such a cold weather.
We've drawn in the Museum Henri Lecoq.




mardi 14 janvier 2014

Petite philosophie de la papillote à pétard.

Voilà des griffonnages qui virent à la BD sans le vouloir. J'ai passé une bonne partie du premier jour de l'année coincé au fond d'un insondable fauteuil en cuir à siroter un aspro effervescent ph8 (voilà ce que c'est que de vivre dangereusement), et j'ai prolongé les dessins de la veille (ayant miraculeusement échappé aux taches de mayonnaise) par tout ce qui me traversait l'esprit.
Et voilà, ça donne ça: une philosophie de l'existence à base de cochons d'Inde et les papillotes à pétard.
On allez, on a encore 364 jours pour relever le niveau, hein..

Here are a few ink-on-moleskine pages I drew just at the begenning of the year, while drinking aspirin for a big headache. I didn't traduce it, but you don't miss anything: it's absolutely stupid.
Only enjoy the drawings and the colors, fellow foreign readers, it'll be better for you ;)





vendredi 3 janvier 2014

Le complexe du crayon- Night sketches in front of an opened window

j'aurais aimé être un saxophoniste noir qui joue torse poil devant sa fenêtre ouverte au milieu de la nuit .
Moins sexy, je dessine mes pattes poilues dans mon lit

I'd love to be a black jazzman playing saxophone in front of his open window, till the end of the night..but I'm just able to  draw my legs in my bed..sexyless



samedi 28 décembre 2013

Mal assis, mais bien posté.



Nonobstant un mal de siège conséquent, assis en équilibre sur une barrière métallique de quatre centimètres de largeur, dans les gaz d'échappement, avec toutes les six minutes les passagers du bus n°3 reluquant la progression de mon croquis (sans avoir idée de cette progression, puisque à priori, c'étaient à chaque fois de nouveaux passagers), j'ai terminé la vue de cet immeuble, subjugué par la beauté de cette façade qui dégueulait une lumière d'or sur le trottoir (ô poésie urbaine, quand tu nous tiens...).
Il y avait du post-apocalyptique à la Mad Max là dedans, mâtiné de Bilal avec un zeste de Chaplin (rapport à mon numéro d'équilibriste sur cette foutu barrière).
J'ai quitté l'endroit en marchant de travers, noirci comme un ramoneur, mais content du moment passé sur ce petit bout de bitume, un crobard de plus serré dans mon carnet.

Notwithstanding a bad seat, sitting in balance on a metal barrier four inches wide, in the pollution gas with every six minutes the bus passengers # 3 eyeing the progress of my sketch , I finished this view of this building, captivated by the beauty of the façade which flowed on the sidewalk in iridescent lightswith a fog of particles pollution (urban poetry oh, when you hold us ...).
There was a post-apocalyptic ambiance in a "Mad Max" style in it, mixed with "Bilal" and a touch of "Chaplin" (compared to my balancing act on this damn barrier).
I left the place ,walking through, blackened as a chimney sweep, but happy with the time spent on this little piece of bitumen, a drawing more tight in my book.

Et pour ce second dessin, les difficultés étaient autres: il faisait bien froid, là. En témoignait le petit nuage de buée devant ma bouche. Et la lenteur désespérante du séchage des premiers jus posés sur mon carnet, que j'avais voulu généreux dans l'enthousiasme du moment. Ce long séchage fut pour moi l'occasion de divaguer un peu:
Comment se peut-il qu'une personne ait oublié un gant sur le banc ( il était là, à côté de moi), et soit repartie avec l'autre? Est-ce là un des risques de se balader les mains dans les poches, ou plutôt: une main dans la poche? Peut être était-ce pour tenir la menotte potelée d'un enfant, ou pour  gratter le crâne puant d'un vieux chien, assis là, à regarder tomber le soir?
Et le temps de penser à toutes ces choses fondamentales, la magie des pigments avait fait son travail et j'ai pu reprendre le pinceau.
Faut prendre le temps, par chez nous.

And for the second drawing, the difficulties were others: it was very cold. Evidenced by the small cloud of mist in front of my mouth. And the watercolor was painfully slow drying.. . This long drying time gave me the opportunity to think about many things, as how is it possible that someone has forgotten a glove on the bench ( he was there beside me) , and is left with the other? Is there a risk of wandering hands in pockets, or rather a hand in the pocket ? Maybe it was to take the hand of  a lovelyvchild, or to scrape the skull of a smelly old dog sitting there, staring down at night ... don't know..


samedi 14 décembre 2013

Vive la neige! ( et le Saint-Nectaire aussi)

La Vallée de Chaudefour sous la neige.
"Euh, faudrait peut être y aller, non?", me dit elle, assise sur un bloc de neige, en contemplant le Roc de Cuzeau qui rougeoie comme au cinéma, en avant-plan d'un panorama qui comprend la chaîne du Sancy, la Banne d'Ordanche et même le Puy-de-Dôme.
Ça ne fait pas franchement de petit nuage de vapeur sous mon nez quand je grogne en guise de réponse (je souffre quand on m'extirpe d'un dessin avant l'heure), il ne fait pas assez froid. Ça fond doucement. Conditions anticycloniques, qu'ils disent.
Enfin, c'est vrai: la nuit approche, il va falloir bouger. J'avais l'espoir de voir quelques chamois à cette heure ci, en semaine, mais niet. On a juste aperçu la silhouette d'un skieur solitaire sur la crête opposée, qui s'est échappé dans un couloir après quelques virages furtifs.

"Maybe we should go, now?" she said, sitting on a block of snow, contemplating the Roc Cuzeau that glows like in the movies, in foreground of a panorama that includes the chain of the Sancy ,the Banne d'Ordanche and even the Puy-de-Dôme.
It does not frankly makes a little cloud of steam under my nose when I growl in response (I suffer when we extirpate me of a drawing before the hour), it is not cold enough. It melts slowly. Anticyclonic conditions, they say.
Aniway, it is true: the night is coming,and we have to move. I hoped to see some chamois at this hour on weekdays, but niet. We just saw the silhouette of a lone skier on the opposite ridge, who escaped in a corridor after a few furtive corners.



                                                                                   
L'avantage de ce temps limpide, c'est que dès qu'on grimpe un peu, on peut voir ce qu'il se passe chez les voisins: le Livradois-Forez est blanc mais moucheté, les Monts du Cantal s'en tirent bien, ah tiens, Clermont a mis sa voilette de pollution ce soir.. Peu m'importaient les particules de gasoil, installé sous l'antenne du Puy-de-Dôme avec mon carnet, à peine si j'étais distrait par le claquement de la voile des parapentistes qui m'entouraient et qui sautaient un à un dans le vide; ma préoccupation principale était de calculer le temps qu'il me restait avant de retrouver le quart de  Saint-Nectaire acheté le matin au marché. D'ailleurs, il m'a paru indispensable sur le moment d'écrire ça dans mon carnet, mais bon, c'est bien ça, la fonction d'un carnet après tout: capter l'instant présent comme rien d'autre ne peut le faire, non?

The clear advantage of this weather, is that once you climb a little, you can see what happens with the neighbors: the Livradois is white but spotted, the Monts du Cantal are faring well, Clermont has  her veil pollution tonight ..At the moment, I didn't care about the diesel particles, installed in front of the the antenna of the Puy-de-Dôme with my sketchbook, I wasn't distracted by the slamming of the paragliders sail around me, jumping one by one in vacuum: my main concern was to calculate the time that I had before returning to the quarter of Saint-Nectaire ( one of our local cheese) purchased the the morning at the market. Moreover, it seemed necessary at the time to write it in my sketchbook, but hey, that's the function of a notebook after all: capturing the moment like nothing else can do, right?

Au sommet du Puy-de-Dôme



jeudi 28 novembre 2013

14° Rendez-vous du Carnet de Voyage! ( mes bouts de papiers)

Bon allez, à mon tour de rendre ma copie sur les évènements du 14° Rendez-vous du Carnet de Voyage, où j'ai retrouvé la horde affamée (de truffade) des Urban Sketchers, mais aussi rencontré tout plein de gens tellement sympa que j'irais bien sur une île déserte avec eux.
C'est mal écrit et confus, c'est sale, mais c'est bien à l'image des bouts de papiers qui me traînaient au fond des poches et que j'ai utilisés pour griffonner les bobines de mes compères d'infortune dans d'obscurs pubs jusqu'à des heures indues que mes bio-rythmes réprouvent.

Ah, tiens si vous voulez deux notes de zique qui collent à l'ambiance du truc:





Me lancé-je dans une page de remerciements pour ces bons moments? Allez, vas-y-que:

Merci à tous ceux que je vais oublier de remercier , merci à lFAV (Marie, Anaïs, Emilie, Marc Roudaire, "Dodo", Claude Picard et les autres..) , à l'Aventure Michelin pour avoir permis aux USK d'y dessiner durant tout le week end, au 1513, à l'Oustagou , à tous les USK France qui étaient là, à ceux qui n'ont pas pu venir, à ceux qui ont dû partir tôt, arriver tard, merci aux USK Belges: Corinne, Chris, leurs maris et la jeune Cato, Fab Denoël et Gérard Michel, Gracias a los Espanoles: Swasky, Santi, Miguel Herranz, Luis Ruiz, mais aussi à Emdé pour sa bonne humeur, à Lapin (qui a fait une dessin intérieur à 180° dans ma deuche au risque d'attraper une bronchite: vive la Leffe et les cabécous), Auka avec qui il faut abso-lu-ment que je danse une mazurka ( si elle n'a pas peur pour ses pieds), Julie Blaquié pour son sourire, son vin et tous ses cadeaux, Sophie Bataille, Vincent Desplanche, Silke, Emily Nudd Mitchell, mon père pour "la mique", Cat Gout (pour avoir changé de casquette), Joel Guevara ( pour les cours d'Espagnol, je progresse, il m'a dit), Jérome Agostini "Les Carnets", Nicolas Doucedame pour sa gentillesse et ses incroyables leçons d'alchimie, Damien Roudeau, David Lopez, Dario Grillotti et ses aquarelles de plage, tous ceux avec qui j'ai bu des coups, Gilbert du Long John Silver, etc, etc..
Et une pensée pour Juliette qui nous a bien manqué.
Voilà. Un an pour se reposer, ouf!

mercredi 20 novembre 2013

Cook & draw

Petite matinée sympa avec France Bleu, au Marché St Pierre à Clermont, le samedi 9 novembre à causer du Rendez-vous du carnet de voyage, Urban sketching et un filet mignon aux châtaignes et aux cèpes en prime!
Avec Marc Roudaire , et aux fourneaux (puisque c'est une émission d'actu et culinaire), ben mon beauf' chéri ( celui qui boit du Gaillac dans tous mes carnets, himself).
J'en ai profité pour griffonner quelques trucs:



dimanche 10 novembre 2013

Sur les sommets Auvergnats


Avec des peaux de phoque, des raquettes, des téléphériques ou ses pieds (selon la saison), on peut y monter pour s'y faire piquer les joues par un vent frais. Dépaysement assuré, comme on dit.

Vue sur les crêtes du Sancy depuis le Puy Redon, août 2013
Montez donc par le Val de Courre jusqu'au Puy Redon, ça vous chauffera gentiment les mollets et de là haut, vous verrez la vallée glaciaire de la Fontaine Salée, puis si vous suivez à gauche, vous longerez le creux du Pas de l'âne , en arrière plan, vous verrez la Chaîne des Puys, les Monts du Cantal et du Forez.

On peut y croiser le bouquetin ou le mouflon, le grimpeur chevelu, la marmotte, et même l'avalanche (non mais).

Du sommet du Capucin
Vous pouvez aussi regagner le Mont-Dore par les crêtes, à droite après le Puy Redon: sur votre gauche, tout en bas, Chastreix, et en poursuivant, montez donc jusqu'au Capucin, la vue y est sympathique.
Et si tout est bien réglé, arrivé dans le village du Mont-Dore, vous aurez tellement envie d'une truffade que vous serez prêt à vendre femme et enfants (avec le chien).

mardi 29 octobre 2013

Deux euros pour un panorama ( et une blague).


cathedrale1
La version aquarellée, la vraie, celle du carnet. ( Moleskine A4)
Un dyke, pourrait vous expliquer un volcanologue, c'est une poussée de lave verticale ( je fais simple pour ceux du fond). C'est assez étrange à voir, c'est haut, noir, et tout froid. Comme une mystérieuse construction. La cathédrale de Clermont m'évoque un peu une de ces fantaisies de la nature avec ses deux immenses flèches de lave noire.
En tout cas, c'est vachement tentant pour un dessin, comme point de vue.
C'est donc là haut que j'ai grimpé, par trois fois pour faire ces dessins, ces dernières semaines.

Pour monter, il faut d'abord chercher le bedaud, qui erre en général dans le transept, lui bailler deux euros qu'il empoche dans son veston, avant de se poster devant la porte de la tour pour faire sa blague :
Il baragouine un rapide laïus sur l'historique de la tour (Blaise y aurait encore envoyé son pauvre beau-frère pour tester son baromètre, quelle bonne poire ce beauf', parce qu'il s'est aussi tapé le Puy de Dôme pour tester le matos, saviez vous? J'imagine la tête qu'il a dû faire quand machin l'a renvoyé à la cathédrale pour peaufiner ses résultats. C'aurait été moi, je lui aurais refilé ses tubes à essais et son mercure, sa frangine aussi tant qu'on y est, et tchao!).
Une fois son dicours terminé, le bedaud donc ( puisqu'on était avec lui avant que je reparte dans une digression inutile une fois de plus), nous fait entrer dans l'escalier et au moment de lâcher la grosse porte de chêne sur nous, juste quand un courant d'air froid nous passe dans le cou (depuis je ne sais quelle crypte où dort un chevalier momifié je suppose), il nous dit :"Et pour sortir, tout à l'heure, tapez EbZ5778Kd82 sur le digicode".
 Et BLAM, la porte se ferme.
Sur le silence stupéfait des visiteurs.

Couleurs à l'ordi pour rigoler, sur le scann du dessin original. 
 Même qu'une touriste affolée répétait le code en boucle en le tapant sur son smartphone à côté de moi. En ce qui me concerne, j'étais plutôt serein, parce que dans ces moments là, maître Po m'apparait dans un nuage tremblant (pour ceux qui n'ont pas eu le bonheur de naître dans les années 70, allez voir ici) et me parle pour me rassurer: 
"Taazab, pas de sushi mon petit scarabée, si t'es bloqué ici, tu vas pouvoir faire des heures de dessin, hihi!".

Un rapido dans mon petit moleskine A5
J'étais donc le premier à bondir dans l'escalier pour monter là où ça voulait bien me conduire.
Voici donc les dessins du plus haut que j'ai pu trouver par ici, où je suis arrivé étourdi après trente trois tours et demi de colimaçon.
Je vous souhaite d'avoir l'occasion d'y monter, mais sachez que je n'ai pas donné ici le véritable code, ce serait trop facile sinon.

Mais bon, si j'ai réussi à m'en sortir, pourquoi pas vous, hein?